[LE SHOP#2] – L’histoire de nos cubes icebreakers

Il était une fois…

Nous sommes vendredi soir, un peu fatigué après une session de facilitation intense, je conduis tout en débriefant avec David de la séance que nous venons d’animer. Pour être plus précis, on disserte sur la sentence implacable qui ponctue de plus en plus nos ateliers : « Ouais, mais moi j’en ai marre des post-it ! »
Après avoir évacué rapidement la possibilité qu’avec le temps les post-it deviennent de plus en plus agressifs et s’en prennent physiquement aux participants des ateliers, ce qui expliquerait l’aversion naturelle qu’ils procurent, nous cherchons plutôt des alternatives 🙂

Avouons-le les post-it sont quand même bien pratiques : ils permettent à chacun de s’exprimer, on peut réorganiser ses idées rapidement et simplement… Mais n’existe-t-il pas une autre alternative ? 

Au péage du Bignon un éclair de génie foudroie le véhicule : et si on écrivait sur des cubes ! 

Bon sang mais c’est bien sûr, plutôt que d’écrire en 2 dimensions, si on agençait nos idées en 3 dimensions en écrivant sur des cubes velleda que l’on pourrait réutiliser ? En voilà une idée qu’elle est bonne. On n’est pas garé que je commande déjà un carton de 120 cubes pour tester. Et dans la foulée je propose ce concept révolutionnaire à un client pour animer son prochain séminaire. Le client a certainement du passer à côté de l’aspect révolutionnaire de la proposition puisque nous n’avons finalement jamais travaillé avec lui. 

Nous avons donc un carton rempli de 120 cubes velleda gentiment posés dans le bureau qui attend patiemment d’être utilisé en atelier. Alors, oui bien sûr on a pensé à les utiliser mais il faut bien avouer que le fait que ça représente 1m3 de volume nous a un peu refroidit quand même. C’est un tout petit peu moins pratique à trimballer dans le train quand on y pense.

Et puis un jour, alors que l’on réfléchissait à un nouvel icebreaker à base de questions à poser aux participants, mon regard se pose délicatement sur ce vieux carton rempli de cubes. 

Nom de Zeus ! Et si on écrivait les questions à poser sur les cubes ? 

La première version du cube

Notre cube sous le bras, on commence à tester notre nouvel icebreaker. Chaque participant lance le cube par terre et répond à la question posée :

  • Quel métier rêviez-vous de faire enfant ?
  • Quelle est votre prochaine destination de vacances ?
  • Quelle célébrité inviteriez-vous à dîner ?
  • Quelle est la chose sans laquelle vous ne pourriez pas vivre ?
  • Quel est votre plat/livre/film ou sport préféré ?
  • Si vous étiez un animal, lequel seriez-vous ?

Ça marche plutôt bien, les retours sont bons. Seul bémol, le cube velleda vit mal le fait d’être sauvagement lancé par terre et nous devons malheureusement déplorer un certain nombre de victimes parmi les cubes. Ce serait bien de trouver un autre support. Et puis au bout de 4 fois, on commence à se lasser un peu des questions posées.

Qu’à cela ne tienne, ni une ni deux, voilà organisé une petite séance de créativité avec Manon et Pascaline, nos 2 facilitatrices de niveau international, Carole, responsable produit et jeune maman (c’est important pour la suite) et Céline notre graphiste illustratrice. 

Objectif : trouver de nouvelles questions. La séance se solde par la création de 3 séries de questions : une première série pour apprendre à se connaître, une 2ème pour démarrer une séance de créativité et une dernière pour se questionner sur l’amélioration du fonctionnement de son équipe.

Le concept est maintenant validé, il ne manque plus que la mise en production. Comme on l’a déjà évoqué, les cubes rigides velleda sont trop fragiles. 

Pourquoi ne pas utiliser des cubes en carton ? 

Faire des produits, oui, mais de la bonne façon

On le prototype, mais le résultat n’est transcendant : trop léger et pas très  qualitatif comme rendu. Alors Carole, qui passe une grande partie de son temps libre à changer des couches, faire des biberons et ranger les jouets de son fils nous lance : et si on le faisait en tissus, comme un cube d’éveil ?

Banco ! 

Elle met à profit son premier cours de couture pour réaliser un prototype et le résultat est plutôt probant. L’objet est sympa, agréable à toucher, à manipuler et incassable. 

Mais ce n’est pas fini car malgré la qualité des cours de couture que suit Carole, elle semble assez peu partante pour transformer son appartement en atelier de couture clandestin. 

Faire des produits c’est bien, mais il faut les faire de la bonne façon. 

S’il s’agit d’aller faire travailler des personnes à l’autre bout du monde dans des conditions déplorables avec des matières qui empoisonne notre environnement, ça n’a pas vraiment de sens. Notre objectif a toujours été d’avoir un impact positif, et c’est valable pour les produits aussi. Non, nous ne serons pas les complices d’une société de consommation destructrice. 

Il s’agit de produire local et dans de bonnes conditions. Pas si simple quand on se parle de textile et que les journaux télévisés vous expliquent à longueur de journée qu’il est inenvisageable de coudre le moindre bout de tissus ailleurs qu’en Chine sous peine de faillite immédiate.
C’est Thomas Birault, le Mc Giver de la Fabrique du Changement qui nous parle alors de l’Atelier « Des femmes en fil ».

Un atelier éthique et solidaire qui fait travailler des femmes en réinsertion  dans le quartier Bellevue à Nantes. Ça, ça nous parle. On ne va pas se mentir, c’est forcément plus chère qu’une usine en Chine, mais on l’assume.

 

Aujourd’hui les cubes sont prêts et n’attendent que vous. Je les entends frétiller dans leur carton, impatients d’être lancés joyeusement à travers les salles de réunion pour mettre un peu de fun dans vos ateliers. 

Mais la prochaine fois que vous les lancerez de façon désinvolte sur la tête d’un collègue, n’oubliez pas qu’ils ont une histoire !

 

 

Un webinaire pour vous présenter tout ça 

Pour marquer le lancement officiel de notre site e-commerce : SHOP.WORKLAB.FR, nous vous proposons un webinaire exceptionnel le 30 septembre à 12h30.
Nous vous présenterons le site et surtout nos premiers produits et ceux à venir 
 
Alors on compte sur vous ?
 

À propos de David & Sacha

Co-fondateurs et associés du WORKLAB

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